Le tourisme de Mémoire sur les huguenots des Cévennes
Nous avons voulu avec nos trois randonnées permanantes retracer une trilogie de  l'histoire des Huguenots des Cévennes.
"Le chemin Camisard" (la pérriode du Désert)
Sur les Pas des Huguenots (des Cévennes au Pays Diois) la période de l'exil
Sur les Pas des Huguenots (des Cévennes à la Mer)
retrace le chemin des galères pour les hommes et la prison d' Aigues-Mortes pour les femmes  

 Label 342/19

 Sur les Pas des Huguenots
"Des Cévennes à la Mer"

Les premières années qui suivirent la révocation de l’édit, à Aigues-Mortes, les prisons des tours de Constance et de la Reine, la plus vaste de l’enceinte, furent une étape sur le chemin de la déportation aux galères. Prisonniers pour la foi y furent enfermés, obstinés résistants du Languedoc, témoins des assemblées interdites ou fugitifs appréhendés sur la route de l’exil. En 1708, pour la première fois, un jugement désigne la Tour de Constance, comme lieu de détention perpétuelle pour les femmes, à partir de 1715 elle leur sera exclusivement réservée.

 les Huguenots entrés dans la clandestinité décidaient alors de vivre leur croyance cachés dans des grottes, des forêts, des garrigues, des ravins, en Cévennes mais aussi en Dauphiné, Poitou, Vivarais, toutes zones où le protestantisme s'est fortement implanté. Implacablement réprimée par la mort pour les pasteurs, la prison à vie pour les femmes, les couvents pour les enfants, et les galères pour les hommes.
Comme pour les deux autres Randonnées Permanentes, le lieu de départ est le Musée du Désert que nous vous invitons à visiter avant votre départ, il vous permettra de mieux vous imprimer de l'histoire des Camisards et mieux comprendre votre périple qui peut se composer en deux parties
- La premières, des Cévennes à la Mer (90km ) dont la rivière Vidourle vous servira de fil d'Ariane pour rejoindre la mer
- La seconde si vous le souhaitez, (120 km) le retour vers votre point de départ  vous fera passer par des lieux historiques de cette histoire qui secoua la région durant quatre années.

Anduze a été l'une des premières villes frappées par la Réforme, La population devient majoritairement protestante . On parle d'Anduze comme de la « Genève des Cévennes ».  elle devient une véritable place forte Le temple actuel remplace un édifice construit en 1602 et détruit par ordre du roi en 1636. Érigé sur l'emplacement d'une des casernes des Dragons du roi, édifiée en 1740 au plus fort de la répression en Languedoc, le bâtiment actuel a été reconstruit sur les plans de l'ingénieur militaire Grulet et a été inauguré le 19 octobre 1823 après son effondrement en 1812Il fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis 1979
Le Vidourle. Curieux cours d’eau, dont la source est imprécise dans le Piémont Cévenol, passe de la nonchalance à de furieuses colères après s’être partiellement caché sous terre. Fleuve ou rivière ? Avec moins de cent kilomètres de long, le Vidourle est un original qui ne se contente pas toujours de déborder dans des conditions normales. Ce fleuve fantasque se permet des écarts hors saisons. Le 3 juillet 1684, il fit 25 000 livres de dégâts à Sommières. En 1852, en plein hiver, au mois de décembre, une crue subite, sans chute de pluie, est venue surprendre les habitants de Gallargues. Deux mois plus tard, il fut « congelé dans toute sa largeur pendant trois ou quatre jours ». Entre ces brusques accès de colère, il retrouve son aspect innocent auquel il est peu prudent de se fier.

Sommières est une place de sûreté huguenote,  Après la paix d’Alès (1629), le château sert de prison et d’étape aux galériens en route vers Montpellier et Marseille. En octobre 1685, après les exactions des dragons du roi, la région abjure sans résistance. En 1693 se manifeste un retour à la foi. Le prophétisme apparaît en 1700 en Vaunage, comme dans les Cévennes, et la région s’implique aussi dans la guerre des camisards (1702-1704). Le 13 août 1702, le baron de Saint-Cosme (catholique) est assassiné par le chef camisard Maurel dit Catinat entre Uchaud et Boissières. En 1703, les Camisards massacrent des catholiques à Saturargues et Saint-Sériès. Le 13 novembre, Cavalier défie les troupes royales à Nages. Mais le maréchal de Montrevel prend une éclatante revanche sur Cavalier le 16 avril 1704.

Profitez de ce parcours et cet anachronisme pour visiter Le moulin de Carrière est un moulin à eau et un moulin fortifié situé sur la rive gauche du Vidourle, au lieu-dit Carrière, sur le territoire de la commune d'Aubais et Viletelle  petit village situé en plein cœur du Pays Lunellois, sur l'autre berges du Vidourle, Villetelle doit sa renommée à l'incroyable site archéologique d'Ambrussum pour y accéder le parcours suit le chemin Courbet,  le " Pont d'Ambrussum " ( 1857 ) . Inspiré par ce pont romain,  Courbet retranscrit la force du paysage par un jeu sur la matière et ses talents de coloriste. : Les nombreux vestiges de cet ancien relais, situé sur la Via Domitia, apporte un témoignage exceptionnel de ce que fût la vie du site à l'époque Gallo-romaine.
De 1530 à 1560, la Réforme s’installe dans la région entre Nîmes et Montpellier. En 1567, le huguenot Antoine Duplex loge ses troupes à Lunel alors qu’il attaque Sommières. De 1616 à la paix D’Alès (1629), les réformés lunellois n’ont eu de cesse de témoigner de leur souhait de vivre en paix avec leurs concitoyens catholiques, dans le respect de leurs droits acquis depuis l’édit de Nantes (1598). Au milieu du XVIIe siècle, catholiques et protestants sont à parité au conseil municipal, un consul chacun. Ayant massivement abjuré à la révocation de l’édit de Nantes pour conserver leurs biens, ils vont s’employer à maintenir leur état civil. Les archives conservent 24 registres de baptêmes, mariages et décès, de 1626 à 1792. Faux convertis, les protestants de Lunel et ses environs sont arrêtés aux assemblées « du Désert lunellois » dès 1686 et jusqu'au milieu du XVIIIe siècle. Enfin libres d’exister, ils obtiennent un cimetière en 1790 et un temple (ancien couvent) dès 1806, dont la façade est refaite et décorée d’un  « Livre » au milieu du XIXe siècle. L’apprentissage de la lecture étant un fondement de la Réforme, la communauté protestante ouvre une école primaire publique pour filles et garçons dès 1840.

La Petite Camargue correspond, à l'ouest du delta actuel, à une zone anciennement occupée par des bras disparus du Rhône, qui arrosaient la côte languedocienne, entre Beaucaire et la mer. L'histoire a gardé quelques traces de cette configuration, dont les étangs de Scamandre, du Charnier et de l'Or sont les reliquats modernes. De nos jours, le Petit-Rhône en voie d'atterrissement peut également être considéré comme un reliquat de ces bras historiques, du moins dans son tracé supérieur, d'Arles à Saint-Gilles. La Camargue gardoise est aujourd'hui un espace protégé. Elle est l'objet d'une opération Grand site et a reçu le label « Grand Site de France» en 2014. La gestion de ses ressources naturelles et la valorisation de son patrimoine ont été confiées au Syndicat mixte pour la protection et la gestion de la Camargue gardoise, regroupant 8 communes du territoire ainsi que le conseil général du Gard.

LA TOUR CARBONNIERE :
Contemporaine des remparts d'Aigues Mortes, l'imposante tour Carrée est à la fin de XIIIème siècle, la seule voie d’accès des terres vers la cité royale. Ce monument historique classé, un temps converti en poste de péage, offre aujourd'hui un point de vue privilégié pour observer la faune et la flore camarguaises.
Les remparts d'Aigues-Mortes ont été construits par Saint Louis. En effet, dès le début de son règne Louis IX souhaite se doter d'un débouché sur la Méditerranée ; c'est dans ce contexte qu'il fait construire le port d'Aigues-Mortes. C'est de cette ville que Louis IX part par deux fois pour les Croisades : la septième croisade en 1248 et la huitième croisade en 1270 pour Tunis, où il meurt de dysenterie. La Tour de Constance est une fortification située dans la ville close d'Aigues-Mortes, La terrasse sommitale est surmontée d'une tourelle de guet qui servait du XIIIe au XVIe siècle de phare. La Tour de Constance est érigée à partir de 1242 à Aigues-Mortes, par Saint Louis, sur l'ancien emplacement de la Tour Matafère, construite par Charlemagne vers 790, Au début du XIVe  siècle, Philippe le Bel utilisa le site fortifié pour y incarcérer les Templiers. Entre le 8 et le , quarante-cinq d'entre eux furent mis à la question, reconnus coupables et retenus prisonniers dans la Tour de Constance. Après la révocation de l'Édit de Nantes, le protestantisme fut interdit dans le Languedoc comme dans le reste de la France, et la tour de Constance servit de prison pour les femmes « hérétiques » . La plus connue d'entre elles, Marie Durand, sœur d'un pasteur clandestin, y fut détenue à l'âge de 19 ans et ne sera libérée que 38 ans plus tard.

La réalisation de la randonnée pérennante « Sur les Pas des Huguenots »  des Cévennes au pays Diois, sa continuité de Poët-Laval et à Genève pour se terminer à Bad Karlshafen en Allemagne, cette ville abrite un musée du protestantisme huguenot, c est le point d'arrivée du sentier de grande randonnée « Sur les pas des huguenots»  
Notre projet de la continuité entre Mialet et Aigues-Mortes. Pourquoi pas envisager celle après Bad Karlshafen  vers la Hollande relirait les deux mers: La Méditerrannée et la mer Baltique pour devenir une Randonnée Européenne. La reconnaissance de ce chemin comme itinéraire culturel par le Conseil de l’Europe
 

C’est dans ce triangle compris entre Nîmes, Sommières et Lunel, que la mémoire protestante atteint son sommet. Dans l’ensemble de la Vaunage et de la Vistrenque, les trois-quarts des bourgs et des villages sont pourvus de pasteurs et de lieux de culte dès 1580.

La trêve de Calvisson (19-27 mai 1704) Proposition de grâce à ceux qui posent les armes L’acte de soumission de Cavalier est envoyé à Versailles. Les Camisards de la troupe de Cavalier sont réunis à Calvisson (Gard) et attendent la réponse du roi. Et là, pendant 8 jours, les camisards multiplient assemblées, prédications, prières et chants de psaumes. Toute la population alentour accourt. Le maréchal de Villars laisse faire. Tout le monde croit à la liberté de conscience et de culte retrouvée. La réponse du roi arrive enfin, accordant la permission pour les camisards soit de passer à l’étranger, soit de s’enrôler dans les troupes royales, mais sans reconnaissance de la liberté de culte. Déception de Cavalier, colère des autres chefs camisards qui se sentent trahis et abandonnent Cavalier. Le 21 juin, Cavalier quitte la province, accompagné seulement de 100 hommes.

Le roi Louis XIII avait alors établi son campement à Lédignan . LOUIS XIII fit publier l'Édit de grâce d'Alès (ou Paix d'Alès) depuis Lédignan.

 

Le parcours dans son intégralité ICI