La route des Verriers
Mercredi 9 février

Au nord de Montpellier, sur le causse de l'Orthus, la fabrication du verre a son histoire. Les verriers s'installent sur l'Orthus dès 1280. Ils soufflent le verre avec le bois, la chaux, le quartz des galets prélevés dans l'Hérault. Groupés en syndic, ces gentilshommes se rendaient à Sommières par le Chemin des Verriers. Entre garrigues et vignobles, savourez l' alliance du verre et du vin !

Invitation au voyage

"Vouloir tout maîtriser dans sa vie, c’est tourner inexorablement le dos à l’aventure"

Aujourd’hui il fait beau,  nous avons répondu de nouveau à l'appel de la route, le vélo apporte un supplément de liberté et accepter une part d’inattendu, prendre le temps de discuter ou encore s’arrêter pour regarder un coucher de soleil rougeoyant. Le vélo, n’est pas une fin, c’est un moyen pour quitter la ville avec un esprit d’aventure !

 

   Notre point de départ, Conquérac à  l’entrée d'un territoire et d'une belle plaine de 2 800 ha traversée par le Vidourle, bordée de montagnes couvertes de chêne vert, avec un habitat dispersé de Mas et de maisons particulières. Située entre Sauve et Saint Hippolyte du Fort, "La Gardiolle" est une propriété de landes, terres et vignes. Au centre un grand parc, plein de sérénité, se prête à la réflexion et à la méditation. Les premiers reliefs des cévennes donnent à ce lieu une beauté un peu rude mais saisissante. Le point de véligiature du séjour cyclotouriste en Piémont Cévenol organisé par le comité Départemental du Gard.
     
 

La région de Ferriéres-les-Verreries était connue depuis fort longtemps .En effet au milieu du Néolithique apparurent des poteries, nouvelles par leur décor et furent utilisées pendant très longtemps, même après l'apparition du cuivre .Les formes des vases sont peu nombreuses (écuelles, calebasses, marmites)avec persistance des fonds plats. Cette poterie présente des Cévennes à la mer est abondante dans les gorges de la Vis et du Gardon. Une épidémie de peste au XII éme Siècle fit fuir ses habitants jusqu'à l'apparition dés le XIIIème Siècle de Verreries à four à bois dans cette région devenue très boisée. A la limite du Gard et de l'Hérault, le chemin des Verriers va nous permettre de refaire le trajet, de Ferriéres-lesVerreries à Sommiéres en passant par Claret. Ce chemin était celui qu'empruntait dés le XIII éme Siècle et jusqu'au XVIIIème Siècle,les porteurs d'objets en verre, qui a dos d'ânes les amener vers la Méditerranée via Aigues Mortes . Pendant cinq siècles, les dynasties de "Gentilshommes Verriers" se succédèrent et exercèrent leur "noble Art" dans une vingtaine de verreries réparties sur le Causse de l'Hortus. La plus célèbre de celles-ci fût certainement celle de l'ancienne verrerie forestière de Couloubrines à Ferriéres-les Verreries, dont les vestiges ont été restaurés en 1989.

   

La dimension sacrée des montagnes, la qualité naturelle des produits, la simplicité  des relations en font un pays qui ressource. Le Piémont Cévenol s’envisage à taille humaine. Propice à la rencontre, à l’échange avec l’habitant, il facilite la découverte des valeurs phares du pays cévenol : Nature, Créativité, Partage, Bien-être... Aussi, le tourisme à vélo est-il pour nous un acte de partage  de notre patrimoine vivant, de notre activité de bien-vivre.

Restauré en 1989, la métairie de Couloubrines abrite désormais un four de verrier reconstitué avec les méthodes authentiques de la Renaissance. Retrouvez l’ambiance et la magie des verreries de l'époque, découvrez la fabuleuse histoire des Gentilshommes Verriers qui ont travaillé le verre durant près de trois siècles sur cette terre. L'ancienne verrerie de Couloubrines reste l’unique témoignage de cette activité. Les techniques, secret de fabrication et mode de vie de ses ouvrier hors pair y sont dévoilés. Des visites commentées sur le site archéologique en plein air. 
L'aire de pique nique ombragée  permettrons de nous détendre et de découvrir l'ampleur réelle de cette communauté sur les alentours.

Les mas regroupant plusieurs maisons formant un véritable hameau . Ils ponctuent les paysages de notre arrière pays comme autant de témoignages d'un passé attachant où l'on naissait, vivait, mourait en un seul lieu et vivant le plus souvent en autarcie .

Dès le lendemain de la première guerre mondiale, André Michelin entreprend seul l’étude d’un appareil de signalisation qui regrouperait sur un seul support toutes les indications nécessaires au bon cheminement de l’automobiliste. En ce qui concerne les panneaux indicateurs, André Michelin eut l’idée d’utiliser des plaques de lave émaillée, plus résistantes et inoxydables, avec comme support massif, du béton armé. La borne d’angle naît ainsi en 1918, mais c’est en 1928 et après quatre prototypes différents qu’elle prend sa forme définitive constituée d’un pied plus large au sol et plus fin dans le support du cube de signalisation. Et ce n’est qu’en 1931 que l’emploi de ce signal est officiellement approuvé. En plus des bornes d’angle, Michelin produit et installe jusqu’en 1939 des “poteaux”, “murs” et “panneaux muraux” de signalisation, auxquels s’ajoutent quelques panneaux de danger et de priorité. Tous ces panneaux portent un bandeau indiquant soit le nom du sponsor (Michelin, TCF...) avec parfois un logo, soit le département ou la région d’implantation.

Le château de Notre-Dame-de-Londres (XIVème siècle)
Reconstruit au Moyen-âge, en pleine Renaissance au XVème siècle.. Le château de Notre-Dame-de-Londres a pris la place d’un château féodal auquel été rattaché la très singulière église romane castrale. Le château défendait le bourg de Notre-Dame-de-londres, lui-même fortifié. Le château, très remanié, a tout de même gardé quelques uns de ses éléments marquants : chemin de ronde, fenêtre renaissance, fortifications.. Deux tours de protection rondes gardent encore le vieux village. Le château possède encore 2 salles Renaissance à plafond peint. Le château n’est malheureusement pas visitable à l’intérieur, mais le village médiéval remarquable lui aussi permet d’en faire le tour par l’extérieur

Une curiosité à Claret , la seule distillerie européenne d'huile de cade. Cette distillerie est le fournisseur exclusif de nombreux laboratoires pharmaceutiques en huile de bois de cade et en huile essentielle de cade. (les indications thérapeutiques sont essentiellement dermatologiques). C'est une distillerie d'un autre siècle !! qui pourrait croire qu'ils fournissent des principes actifs pharmaceutiques ? L'odeur autour de la distillerie est très prenante.L’huile de cade, utilisée autrefois pour ses vertus cicatrisantes, est toujours très appréciée comme antiseptique et désinfectant. Elle rentre dans la composition de shampooings et de savons médicamenteux. Les savons Cadum  lui doivent-ils son nom ? Elle constitue un traitement local d’appoint du psoriasis et des dermites séborrhéiques. L’huile de cade se caractérise par un liquide sombre à l’odeur âcre, riche en molécules aromatiques et aux vertus connues depuis la nuit des temps (ou presque). L’huile de cade a été souvent falsifiée. C’est pourquoi les laboratoires pharmaceutiques ont demandé à ce que celle-ci soit inscrite au « Codex »*.

* Le codex est un recueil qui contient les formules auxquelles les pharmaciens doivent se conformer pour préparer les médicaments officinaux.

Dans le domaine pharmaceutique Cosmétologie : shampooing, savons.
Dermatologie : traitement des kératoses du cuir chevelu et des hyper-kératoses du psoriasis.

Dans le domaine de la médecine Vétérinaire Antiseptique, fongicide pour moutons, chiens, chevaux et boeufs : plaies, soins du sabot, gale, eczéma, démangeaisons, parasites, tiques. Répulsive : mouches, taons...

Dans le domaine phytosanitaire Antiseptique et cicatrisant : plaies de taille, blessures, cassures, chancres, Antiparasitaire : champignons, insectes, Fongicide : rouille, pourridiés, Ovicide : contre les pucerons, charançons

Trois espèces de genévriers poussent naturellement dans la garrigue :
Le genévrier de Phénicie: appelé à tort « Sabine », peu abondant, feuille en écaille, fructification rouge.
Le genévrier commun: genièvre, peu abondant dans la garrigue préfère les terrains siliceux et l’altitude, le « froid ». Feuilles présentant une seule bande blanche. Fruit petit (5-6 mm) bleu à maturité.
Le genévrier oxycèdre: Juniperus Oxycedrus, du latin Oxys = aigu, cedrus = cèdre, le cade. Feuille présentant deux bandes blanches. Fruit gros à maturité.

 

Perché sur une colline et encadré par les falaises de l'Hortus et celles du Pic Saint Loup, Valflaunès enchante le promeneur.

Les douches municipales ou bains-douches consituent un service public d’hygiène des municipalités françaises, destiné aux personnes qui n'étaient pas équipées de l'eau courante. Venant s'ajouter aux fontaines publiques et aux vespasiennes, elles naissent à la fin du XIXe siècle, dans le mouvement hygiéniste et de réorganistation des villes, en particulier dans les villes ouvrières liées au socialisme municipal. Payantes, elles se généralisent dans les années 1920-1930, sont modernisées dans les années 1950, et ont tendance à fermer dans les années 1980, mais sont encore un service public dans certaines communes. Il faut attendre le XIXe siècle pour voir un renouveau de l’hygiène avec les fosses sceptiques, les eaux usées, le début du tout à l’égout, qui remplace le « tout à la rue », la toilette quotidienne à l’eau et au savon. Mais tout cela va prendre du temps, en 1962 : seulement 29% des foyers ont une baignoire ou une douche. Aujourd’hui, 44% des Français se lavent tous les jours.

Le pic Saint-Loup est une montagne  située à la limite des communes de Valflaunès et Cazevieille, dans le département de l'Hérault. Situé à environ 20 km au nord de Montpellier, le pic est visible d'une grande partie du département de l'Hérault, du littoral ainsi que du Gard, d'où son profil évoque une pointe s'élançant vers le ciel. C'est l'un des plus beaux sites naturels et de randonnée de la région des Garrigues, avant-poste des Cévennes. La montagne est d'ailleurs considérée comme la « Sainte-Victoire » du Languedoc. Elle forme, avec la montagne de l'Hortus qui lui fait face au nord, un site naturel protégé et héberge un certain nombre de rapaces.Du haut de sa crête acérée, le pic Saint-Loup tient tête aux éléments. Une grande croix de fer y est dressée, un poste d'observation ainsi que la chapelle d'un ancien ermitage.

 

Sur les abord du Pic Saint loup fut Construit au 12° siècle, le château de Montferrand était plus une forteresse de défense qu'un château résidentiel. Il fut le premier château à tomber (mais de façon pacifique) aux mains des vicomtes du nord menant croisade contre la foi Cathare. Le Comte de Toulouse le céda au pape qui en donna la jouissance aux évêques de Maguelone (contre paiement) en réparation de l'assassinat du légat du Pape en 1208. Il fut le refuge de Guillaume de Pellicier, évêque tolérant, ami de Rabelais. Le château fut condamné à la démolition sous Louis XIV.

Le pic Saint-Loup tient son nom d'une légende d'amour médiévale. Trois frères, Loup, Guiral et Clair, tous amoureux de la belle Bertrade, partirent en croisade sans savoir lequel d'entre eux elle choisirait comme époux. Au retour de Terre sainte, la bien-aimée avait trépassé. Désespérés, ils décidèrent de vivre en ermites au sommet de trois pitons voisins. Celui sur lequel vivait Guiral devint le mont Saint-Guiral. Il est situé près du mont Aigoual et son dôme granitique culmine à 1 366 mètres. Celui sur lequel vivait Clair fut nommé le mont Saint-Clair (175 mètres, c'est à ses pieds qu'est bâtie la ville de Sète). Installé sur le pic auquel il donnera son nom, Thieri Loup mourut le dernier. Comme ses deux frères, il avait allumé tous les 19 mars de sa vie un feu en la mémoire de sa bien aimée.

 

UN ECRIN DE NATURE MECONNU
Situé à l’écart des grands axes routiers, au milieu d’une vaste plaine cultivée, Pompignan est célèbre pour sa pierre calcaire dure qui pourrait s’apparenter à du marbre. Autrefois très boisé, le plateau de la Masselle est aujourd’hui recouvert de garrigues.La plaine de Pompignan s'étend au sud de la plaine du Vidourle de Saint-Hippolyte-du-Fort/ Sauve, dont elle est séparée par une série de reliefs isolés : le Puech de Mar près de Saint-Hippolyte-du-Fort, le Pic d'Aguzan près de Sauve. Elle s'allonge sur 9 kilomètres environ du nord au sud pour presque autant de largeur d'est en ouest. Des reliefs nets, couverts de végétation de garrigue, la bordent de toutes parts : Bois de Monnier à l'ouest, Forêt de Coutach à l'est, crête de Taillade au sud. Ainsi cadrée, la plaine se lit presque comme un cirque, que commande le village de Pompignan.

Au prochain voyage